Dans mon St-Bruno et mon Haïti se trouve Ti-Kid

DANS MON QUARTIER SE TROUVE?

 

DANS MON ST-BRUNO ET MON HAITI SE TROUVE TI KID AKA BAZZ PA BLOKER

Ti Kid est un artiste Rap. Reconnu pour son rap Kreyol, on l’a tout d’abord remarqué dans le groupe Sans Pression vers la fin des années 90 avec l’album 514-50 dans mon réseau. Quelques années ont passées et Ti Kid nous est revenu en mode solo nous présentant plusieurs nouvelles pièces musicales en créole. Ti Kid est l’un des artistes au Québec à représenter fièrement le rap créole du Québec en Haïti. En 2017, Ti Kid, nous réserves plusieurs surprises, notamment des vidéos tournées en Haïti ainsi que plusieurs nouvelles chansons. Ti Kid n’est pas seulement un artiste mais aussi un entrepreneur, afin d’aider sa mère patrie à progresser, il s’est lancé dans la plantation de piments Habanero. My Urban Map s’est intéressé à son projet et on a voulu en savoir plus donc voici quelques questions par rapport à sa musique et à son projet en Haïti. 

Parle nous de ton parcours entre le moment de la sortie de l’album 514-50 dans mon réseau et de ton retour en mode solo :

Je suis née à St-Léonard et j’ai grandi à RDP pour finalement déménager à St-Bruno vers l’âge de 10 ans. J’ai rencontré SP à la Polyvalente de St-Bruno, lui chantait déjà, moi, je voulais être DJ mais quelques temps après, on a fait la rencontre de Charles et Billy qui nous ont donné la chance de performer à un show et voilà, l’aventure était partie pour nous et nous avons donc formé le groupe Sans Pression. Par la suite, Cedrick Morgan et Nicole Bouchard du label MONTREAL nous ont offert notre 1er contrat de disque. Pendant plus de 6 ans, on a performer partout au Québec et ont a pour ainsi dire changé la vision du rap au Québec, nous avons eu également la chance de performer en France lors du Festival de la Rochelle et pour la coupe du monde en 1998, la chanson Zone Sinistrée s’est aussi retrouvée sur l’album Le Défi du Mondial de la FIFA. Moi je rappais en Créole et SP en Français, c’était un duo percutant. Après la sortie de l’album 514-50 dans mon réseau. SP et la compagnie ont choisi une autre direction parce qu’ils étaient convaincu que le créole empêchait de vendre plus d’album et voulait prioriser le rap en français pour entrer dans le marché de la francophonie. Alors ils m’ont donné mon 4%, peu après je suis allé en Haïti et à Miami. Après avoir vue que SP m’avait effacé des vidéos dans lesquelles j’étais aussi et rééditer certaines chansons sans ma voix, garder le nom et sortir certain DVD ou j’étais nulle part, ni même mentionné mon nom, je me devais de rétablir le respect de mon travail et mon « grind ». Personne n’a le droit d’effacer l’histoire et de la refaire à sa manière.

 Le Rap créole a toujours été prédominant dans ta musique, pourquoi avoir choisi cette langue plutôt que le français ou l’anglais?

J’ai choisi le rap créole parce qu’il fallait quelque chose de différent et à l’époque, les haïtiens étais très présent dans la scène musicale.

Dans tes chansons en général, quel est le message que tu souhaites faire passer?

Que le rap Kreyol existe et qu’il a sa place! Il y a du rap Kreyol au Québec et que la misère du pays (Haïti) on la comprend, c’est notre devoir pour les Jaspora d’aider Haïti.

Ta musique est-elle écoutée également en Haïti ou plus au Québec?

En Haïti et au Québec, je fais ma place de plus en plus après avoir travaillé avec Sammy Bagdad et la venue de Carlos Guerra qui a réussie à mettre une touche particulière et visuelle à mes vidéos, ça m’a permis de vraiment m’installer et le vidéo avec Infrak en Haïti amène beaucoup plus d’attention sur moi.

Dernièrement, tu t’es lancé dans la plantation de piment Habanero, explique-nous qu’est-ce qui t’a poussé à partir ce projet?

Haiti c’est mon Dada, j’adore mon pays et je veux réellement trouver une façon de donner du travail et de contribuer à l’économie de mon pays d’origine. À la base, j’ai choisis 3 produits à exploiter soit les piments habanero appeler aussi piment bouk, les pois et le café, ce sont 3 produits qui coûte cher, vraiment trop cher, j’ai donc choisi de m’investir là-dedans pour mon business, j’adore la terre et les jardins donc c’est un projet fait pour moi.

Comment ça se passe en Haïti avec ton projet, est-ce plus difficile que tu l’imaginais ou pas trop…explique nous…

Haïti est dur très dur mais je ne lâche pas la patate, je frappe le même clou, je me suis mis 3 objectifs, tout d’abord, bâtir une relation avec les habitants, ensuite, à Rome, on marche comme les romains et puis finalement d’y aller au jour le jour.

Que comptes-tu faire avec tout tes piments, une fois que ton projet sera mis à terme?

Présentement, je suis encore au stade de démarrage alors je pourrai répondre à cette question dans 6 mois.

Tu emplois beaucoup le mot Snowzoe, peux-tu nous en dire plus, qu’est-ce ça représente pour toi exactement le mouvement #snowzoe et pourquoi encourage-tu les haïtiens à en devenir?

Snowzoe c’est un mouvement identitaire pour les haïtiens du Canada, zoe nous viens de Miami, c’est comme ça qu’on appelle les haïtiens au State et nous comme nous venons du Canada et qu’il fait froid, ça donne Snowzoe. Nous sommes beaucoup dans ce mouvement, beaucoup de jeunes haïtiens et haïtiennes dans le secteur de la musique et ou qui ont des entreprises de toutes sortes. Ont brisent certaines barrières entre Haïti et le Québec pour mieux s’intégrer dans nos domaines respectifs, nous sommes plusieurs rappeurs en créole et français, beatmaker, dj, animateurs, charger de projet, comptable, spécialiste en marketing dans le mouvement.

Que penses-tu du reportage sortit il y a quelques mois dans le Journal de Montréal, ¨Haïti, pays maudit¨, je te vois souvent commenter comme quoi se serait le cas pendant que d’autres s’insurgent à propos de ce titre. Peux-tu nous expliquer ton point de vue à ce propos?

Depuis la rupture du groupe Sans Pression, je suis tellement aller de fois en Haïti, j’y ai même resté 3 ans à temps complet. S’il n’est pas maudit, il est quoi? Toute va mal là-bas, tout est croche, rien est en place, les haïtiens ont leur façon à eux de faire, l’éducation est négligé par les dirigeants du pays, Haïti ne produit pratiquement plus rien, tout est importé, 60% viens de la république dominicaine, œuf, lait, légumes, sucre, jus, fleurs, savon, viandes et fruits, il n’y a pas de courant, pas d’égouts mais c’est un peuple fort et gentil, c’est facile pour les gens de profiter d’eux et abuser de ce pays, je ne sais pas comment Haïti sera dans 10 ans mais j’essaie seulement de faire ma part.

Quels sont les projets musicaux ou autres qui s’en viennent pour toi?

Je drop mon 1er EP signé Carlos Guerra et plusieurs vidéos comme avec Infrak tournée en Haïti, j’ai aussi sortie dernièrement la vidéo Dényé Lè avec 4Say et SNK qui a été tournée à Montréal, un gros vidéo de fou, c’est ça le Snowzoe, c’est de faire rentrer des artistes de l’industrie du Québec en Haïti pour mieux nous comprendre et de comprendre la réalité de leurs propres yeux et pour faire changement aussi. Mon prochain single s’intitule PANIKER, ouffff, que du feu et j’ai une autre chanson aussi avec Bilo the Kid. J’aimerais aussi dire merci à mes lecteurs de me suivre et de suivre mes aventures sur Facebook.

Bazz pa bloker aka Snowzoe ft 4say & Snk – Dényé Lè

Vous pouvez suivre Tikid aka Bazz Pa Bloker sur 

Snapchat : Bazz Pa Bloker Snowzoe

Entrevue par : Andrée-Anne Bohémier (My Urban Map)

1 commentaire sur “Dans mon St-Bruno et mon Haïti se trouve Ti-Kid

Laisser un commentaire